05 août 2008

Rejoins le coté obscur

Osbcur Pourquoi être gentil, niais, hypocrite et plein de compromis ? Nous ne sommes pas au pays des Bisounours après tout. Le Mal n’est pas extérieur à notre civilisation mais est engendré par elle. Assumons-le, assumons cette boule de venin qui ne demande qu’à être crachée. Tel pourrait être le postulat de départ du site hatebook.com. On s’inscrit, on déteste des personnes que l’on ne connaît pas forcément et on cumule des « hate points » pour l’objet de notre mépris. On se fédère en « amis » ou plutôt en ennemis de mon ennemi. Véritable défouloir à faire déprimer même le village des Schtroumpfs, le réseau social reprend entièrement l’interface de Facebook dont il se veut la parodie. L’un étant le pendant de l’autre, auront-ils le même destin ? Facebook pousse le narcissisme en centrant l’individu sur ses choix personnels. L’important n’est pas ce que l’on se dit mais comment on se le dit et de quelle façon on va se mettre en scène, se raconter. L’amitié avec ses 355 amis est mesurée à grands coups de quizz et autres tests de compatibilité. Hatebook reprend la plupart des ses items mais y ajoute une part non négligeable d’humour et de second degrés. Hatebook dessine les contours d’une nouvelle voie que les détracteurs de Facebook ou autres réfractaires sauront prendre. Guerre fratricide entre sites issus du même modèle, qui de Romulus ou Remus saura construire une nouvelle Rome ? Dans la nouvelle religion digitale, les réseaux sociaux tiendront-ils plus d’Abel ou de Caïn ? A vous de choisir…

24 juillet 2008

1 logo, 1 mot

Observation Une idée simple portée sur le web. Le site brandtags demande aux internautes de rentrer un mot en association à un logo de marque. Les réponses sont ensuite présentées sous forme de nuages de tags. Le site n’est pas réservé à un cercle initié de marketeurs et revendique plus de 183 000 réponses. Le web s’impose comme un véritable terrain d’études. Même si les commentaires négatifs sont quelquefois trop nombreux, cela donne des indications sur les représentations spontanées les plus ancrées de l’image d’une marque. Plus besoin de panels pour savoir ce que l’on pense de ma marque ? La version française est sortie, mais ne dispose pas encore d’audience suffisante pour en tirer des enseignements. Quand les mots des marques nous livrent leurs maux, on ne peut que participer.

23 juillet 2008

Et toi, qu’est ce que tu ferais ?

L’essor de l’advertainement amène de plus en plus les marques à repenser leur façon de communiquer. Plus qu’un simple divertissement pour ses consommateurs, il nécessite une création de contenus plus élabors. L’approche doit être à la fois ludique, intelligente et intelligible. Et lorsque l’on est la quatrième compagnie pétrolière du monde, c’est encore moins simple. Chevron réussit l’exercice et propose un advergame dans la lignée d’un Sim city. L’objectif est de mettre en évidence les difficultés à fournir en énergie toute une ville et les conséquences qu’engendrent les choix qui s’imposent. Que feriez-vous si vous vous retrouviez à la tête d’une ville entière à devoir gérer ses impératifs énergétiques ? Chaque action voit le résultat de sa conséquence portée sur plusieurs années. Alors, plutôt bobo urbain écologiste à l’état sauvage ou scientifique pragmatique ? La construction d’un tel jeu en ligne replace la marque face à elle-même et l’astreint à son introspection. En prenant la parole sur l’écologie, une entreprise pétrolière s’expose à de nombreux risques et critiques… « greenwashing » ou véritable démarche de sensibilisation ?  Le jeu doit alors trouver sa légitimité dans le positionnement de l’enseigne, dans la justification même de son existence, qui est  retranscrite jusque dans la signature de Chevron « l’énergie humaine ». Belle opération pour la marque qui trouve en l’advergame un mode de réponse efficace aux accusations extérieures. Responsabiliser sans culpabiliser ni moraliser. Un site qui nous fait entrevoir l’avenir pour mieux comprendre notre présent.

Advergame Advergame2

18 juillet 2008

Amazon à la tête de l’Olympe ?

Amazones_05 Les amazones sont entrées dans la légende… Amazon s’est imposé comme un pilier du web. Chaque héros grec a eu à tuer son amazone (Achille affrontant Penthésilée, Héraclès et Hippolyte), il en sera de même pour quiconque tentera de s’imposer dans l’e-commerce. Au fur et à mesure de ses batailles, Amazon a su s’extraire des schémas traditionnels et réinventer les services en ligne. Le web 2.0 a révolutionné les usages et Internet est devenu plus qu’un média, une plateforme, un socle d’échange entre utilisateurs et services. Amazon s’adapte et poursuit sa transition vers un site e-commerce collaboratif. On connaissait déjà son mécanisme de filtrage collaboratif (les personnes qui ont acheté ça ont également acheté ça) et ses listes thématiques (Listmania), on pourra désormais discuter avec les personnes qui partagent les mêmes affinités ou encore déposer ses vidéos (Amazon participe à Talk Market, service proposant de créer sa propre chaîne de téléshopping, sorte de « long tail » de l’e-commerce). Le site intègre maintenant presque les même fonctionnalités que son pendant social Facebook. L’intérêt est bien sur de mieux pouvoir cibler les contenus personnalisés des internautes. Le statut de pure player d’Amazon et son image (plus qu’un simple site e-commerce, Amazon dispose d’une véritable aura culturelle) permettent une certaine légitimité dans l’intégration d’une dimension sociale. Les réseaux sociaux sont peut être amenés à devenir l’avenir des sites e-commerce. La réussite d’Amazon tient aussi dans le fait de ne pas négliger la partie professionnelle en développant par exemple des web services (comme les programmes d’affiliation pour entreprises, les mash up…). D’un simple site de vente en ligne d’ouvrages, Amazon se mute en un véritable ASP (Application Service Provider). Son écosystème économique passe de la traditionnelle chaîne de valeurs vers un réseau de valeurs où les outils collaboratifs sont devenus centraux. Amazon poursuit intelligemment sa croissance, qui sera son Bellérophon ?

15 juillet 2008

Tous les livres ont une odeur

Zoomii La recherche d’un bouquin est une vraie aventure. On mène l’enquête, le localise et essaie de le capturer. Quelquefois, il y a des dommages collatéraux au point même de faire passer Rambo pour un bisounours (qui ne s’est jamais fait mal à la nuque après avoir cherché son ouvrage accroupi pendant près d’un quart d’heure!). Oui mais lorsque le saint graal est trouvé, il nous ouvre les portes de son paradis. On le prend en main, le sent, le feuillette,  lit en diagonale, regarde son sommaire, sa 4eme de couv’... Le virtuel peut il en faire autant ? Certes il nous permet de trouver des introuvables, d’économiser un peu d’argent… pour autant nous continuons à acheter par nous même. Zoomii tente de rapprocher les livres de ces potentiels acheteurs virtuels. Et comme souvent dans le web 2.0, cela passe par l’interface. L’internaute se retrouve alors devant une bibliothèque virtuelle, presque un linéaire qui permet de fureter d’un endroit à un autre, en se laissant bercer par les clics des couvertures. Les mauvaises langues diront qu’il ne s’agit là que d’un mash up entre un pseudo Google Earth et Amazon, pourtant cela suscite plus d’intérêt qu’une page classique d’un quelconque site e-commerce. Il ne manque plus que des pastilles à l’odeur surannée à coller sur nos pc pour définitivement s’immerger.

09 juillet 2008

Mise en abîme du net

Yoowalk1 Un site internet qui vous permet de naviguer sur … internet, voilà une idée paradoxale. C’est pourtant le postulat de départ de Yoowalk (sélectionnée comme l’une des 30 start up les plus prometteuses de l’année lors de la conférence Leweb3). Le service vous met en scène à travers votre avatar se promenant dans une ville où les habitations symbolisent les sites internet et où les rues portent les noms des univers sectoriels.  On se retrouve donc à lire les news dans l’immeuble du Figaro rue des actualités, à consulter les dernières sorties cinéma au sein d’Allociné ou encore  à acheter un produit via le browser du site. Plus qu’un simple univers virtuel, le site nous procure une représentation en 3D isométrique de notre navigation sur le web, le tout sans aucun logiciel à installer (flash c’est quand même pratique...vous avez dit Second Life ?). La dimension sociale n’est pas oubliée. On peut en effet interagir avec les autres internautes, se créer un espace personnel (un appartement représentant son site internet / blog / myspace…) et les y inviter. Au cœur de la toile, le site apparaît alors comme le point de convergence entre réseaux sociaux, utilisateurs et éditeurs. Alors, Yoowalk comme futur ambassadeur du web 3 ?

02 juillet 2008

What are you doing ?

Cadresenboite Lancé il y a maintenant plus d’un an, Twitter continue de déchaîner les foules sur internet où chaque billet est l’occasion d’un buzz. Fans de micro-blogging, ce service est fait pour vous. Pour rappel, il permet en effet de diffuser un message de 140 caractères aux personnes qui le désirent ou à votre réseau. La force de Twitter repose sur son interface de programmation ouverte qui permet le développement et l’intégration de nouvelles fonctionnalités. Son succès en fait le véritable catalyseur des pratiques sociales. Des échanges brefs, informels et immédiats mais surtout un sentiment de proximité. Certains voient en Twitter le nouveau Facebook mais il s’agit là d’usages différents. Aux Etats-Unis, les New York Times et la BBC ont déjà adopté ce mode de diffusion. En Europe, quelques annonceurs y ont lancé des campagnes comme le Club Med ou la RATP. L’heure est maintenant à un premier bilan. Twitter continue de croître de façon exponentielle. Selon Twitdir, les nombres d’utilisateurs a doublé ces derniers mois (d’un million en mars 2008 à plus de 2 millions aujourd’hui). Pourtant, le site ne semble pas connaître le même succès en France. Même si la croissance est réelle et que la communauté se montre très active (un utilisateur suivrait en moyenne 32 autres comptes), il n’y aurait que quelques 4000 utilisateurs pour l’instant ce qui reste tout de même assez confidentiel. La pénétration de Twitter en France reste en deçà des autres pays européens. Les clones de Twitter se sont multipliés (Jaiku, Moodmill, Pownce … ou le français Frazr ). Le succès de ces sites met en avant une tendance au micro blogging et plus précisément au life stream (à suivre le succès de Friendfeed). Et vous, que faîtes vous ?

01 juillet 2008

Je vois, je shoote, j’envoie, j’achète…

Nikeid_photo Tout le monde connaît Nike Id (ou l’a déjà vu plusieurs fois dans des best cases), le service de personnalisation de baskets de Nike. La marque innove encore et nous présente un service complémentaire. Cela se déroule en trois étapes : l’utilisateur prend une photo avec son mobile d’un endroit, une situation qu’il lui plaît, il l’envoie ensuite en MMS et reçoit finalement un lien sur le site qui lui propose une chaussure directement personnalisée reprenant les couleurs mises en avant sur la photo. La création sort cette fois d’internet et vient toucher le consommateur pour mieux lui faire vivre une expérience. Démonstration de la marque ou simple gadget, il en ressort tout de même une incrustation de la technologie dans le design au service de la marque.

25 juin 2008

Matt is in the kitchen

Where is Matt ? Non, ce n’est pas le meilleur ami de Bryan (ceux qui ont vu le spectacle de Gad Elmaleh comprendront). Cette question qui brûle les lèvres des internautes depuis maintenant plus de deux années entières trouve aujourd’hui sa réponse. La première vidéo avait été vue plus de 15 millions de fois sur youtube. Matt nous revient avec un site à l’appui qui nous permet de savoir où il se trouve, quel a été son parcours ou encore ses commentaires. Il est intéressant de voir comment la marque de chewing gum Stride qui sponsorise son voyage va tenter de récupérer le buzz (déjà plus de 2 millions de views en 5 jours). Voilà de quoi donner des idées d’évasion.

24 juin 2008

Sombre dessein du web

Après les conseils avisés de la Direction du Développement des Médias, c’est maintenant une entreprise de Nouvelle Zélande qui vient nous mettre en garde des dangers du web (download imprudent, phishing, spam etc…). Cette fois, les motivations sont moins orientées sur la prévention que sur le marketing. L’enseigne, Netscafe est en effet spécialisée dans la sécurité sur Internet. Un mini site nous amène à rencontrer une série de personnages réalisés en images de synthèse tous mis en scène dans des webisodes. Le site se veut très pédagogique et l’utilisation d’images de synthèse permet des libertés que seuls les cartoons offrent. La sympathie engendrée par le personnage bénéficie à la marque. A chaque épisode sa situation de danger. Attention toutefois à la paranoïa !

20 juin 2008

France-Italie, « on refait le match » aussi sur le web !!

Le premier assureur européen Allianz profite de l’Euro pour reprendre la parole. Si ce nom vous dit quelque chose, c’est que vous êtes déjà familier du milieu footballistique. Il s’agit en effet de la marque associé au stade du Bayern Munich. C’est justement au sein de cette équipe qu’évoluent à la fois les internationaux Luca Toni et Franck Ribery. Quelle opportunité pour communiquer que ce match France-Italie (triste match…).  Les deux stars s’opposent en vidéo dans une succession de défis. Le site est accessible en trois langues et s’assure donc un maximum de visibilité. Au travers des deux célébrités, la marque augmente à la fois sa notoriété et son capital sympathie. Dommage toutefois que les vidéos ne soient pas diffusables sur l’ensemble des réseaux sociaux. Reste tout de même une bonne appropriation de l’évènement…

19 juin 2008

Hadopi arrive !!!

Revolution_numerique Non ce n’est pas le nom d’un nouveau monstre d’un film nippon mais bel et bien l’acronyme  de la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet. Il s’agit de nouvelles dispositions qui visent à endiguer la piraterie numérique. Le projet Hadopi prévoit en effet une « riposte graduée » pour contrer le téléchargement illégal avec la collaboration des FAI de fournir les éléments d’identification du pirate. Ce projet de loi Internet et création suscite de très vives réactions. L’UFC n’hésite pas à qualifier de « projet monstrueux » et pointe notamment le fait que des personnes dont l’IP aurait été usurpée par un tiers seraient accusées à tort. La CNIL et l’ARCEP se joignent également à ce concert de critiques en mettant en évidence les limites du projet. On peut facilement prévoir que des petits malins trouveront rapidement des moyens de contourner les modes de détection, certains existent déjà (on ne vous les présentera pas !). Enfin, et surtout, si l’application de ce projet permet d’endiguer un temps le piratage, il n’apporte aucune solution au bouleversement structurel que connaît l’industrie de la culture dans son ensemble engendré par la révolution numérique. Dans ce contexte, les pistes de réflexion sont plus à chercher du côté des Assises du Numérique, un plan global de développement de l’économie numérique à l’horizon 2012 mené par Eric Besson. Plus que des adaptations d’un autre temps, Internet nécessite une remise en cause des modèles économiques et des modes de réflexion qui ont engendrés les usages que l’on connaît aujourd’hui.

18 juin 2008

Wikipedia, nouvel eldorado des RP ?

More_power Faut-il ou non instaurer un espace propre aux marques pour qu’elles puissent s’exprimer sans contraintes sur Wikipedia ? Le débat est lancé depuis plusieurs jours maintenant. Le fait que les paroles d’un inconnu puissent avoir autant de poids que le discours d’une marque est aujourd’hui remis en cause. A la différence près que ces paroles sont soumises à l’auto régulation des internautes, eux même créateur du contenu. Les marques devraient-elles alors avoir un espace qui leur serait propre et qui ne serait pas modifiable par les internautes ? Ce sont les fondements même de wikipedia qui s’en retrouveraient bouleversés. S’il est vrai que wikipedia s’est imposé comme fournisseur officiel d’informations sur les marques et que le modèle d’indexation de Google favorise son référencement (dans les dix premières propositions pour une recherche), il appartient aux marques de mieux communiquer sur les informations qu’elles veuillent divulguer et de veiller à leur bon référencement. Il serait illusoire pour elles de croire qu’elles peuvent entièrement contrôler l’information. La force et la révolution qu’apporte le web 2.0 se situent justement autour de l’échange et de la régulation instaurés directement entre les internautes et la possibilité qui leur est offerte de devenir eux même créateur de contenus. Wikipédia se veut loin de tout modèle publicitaire. Offrir aux marques un espace propre reviendrait à transformer de l’information en infomerciale (publireprotage). Et pourquoi ne pas faire payer cet encart comme un espace publicitaire ? Wikipédia deviendrait alors une succession de communiqués de presse ou un simple annuaire. Le succès du site tient dans la neutralité de point de vue et sa capacité à assurer la véracité des informations. Les internautes vont eux même censurer les mises à partie et autres informations propagandistes. Le travail collaboratif est le modèle sur lequel se fonde le site. Fort de sa position d’incontournable du web, Wikipedia doit se tenir éloigné des différents acteurs économiques directs. Mais le fera-t-il encore longtemps…

12 juin 2008

Quand l’éco devient logique

Coccinelle_3 Ecologie, développement durable… autant de sujets que l’on retrouve aujourd’hui au cœur de nos vies…donc tout naturellement au cœur du web. Quels que soient les sites, tous possèdent leur déclinaison verte. Trouver de l’actualité générale sur Notre-planete.info, des infos pour vous mesdames sur Femininbio.com, effectuer une recherche sur un moteur en utilisant Hooseek, consulter un blog de fan de hight tech sur Ekologeek Internet répond à un besoin prégnant des utilisateurs de s’exprimer sur l’écologie et leur offre l’espace et les moyens qu’aucun autre média n’avait su leur apporter auparavant. L’aspect communautaire n’est donc pas en reste, les sites collaboratifs leaders éditent une version verte de leurs services : AgoraVox avec NaturaVox ou Wikipedia avec Ekopedia. Conscient de ce nouvel enjeu pour les annonceurs, Isobar, associé à MSN, a élaboré le «Green Pulse», un baromètre qui permet de suivre l’évolution de l’audience verte sur le web. Pour en savoir plus, suivez la coccinelle !

La liste des sites sélectionnés pour le Green Pulse

11 juin 2008

L’internet du rich

Web20_nan Depuis quelque temps déjà, les RIA (Rich Internet Application) apportent une quantité énorme de nouveaux usages. Ils sont devenus le mur porteur de la maison du  web 2.0.  Ces applications nouvelles interviennent aussi bien sur des sites e-commerce comme celui de la Fnac que sur du traitement de texte type Google Docs. L’objectif final est de rendre l’utilisation d’internet plus intuitive et plus ergonomique. Pour les annonceurs, il va s’agir avant tout de se démarquer et de faire vivre une expérience à l’internaute afin de maximiser l’impact mémoriel de la marque. La créativité des développeurs n’est donc plus contrainte par des freins technologiques … les technologies sont là, mais la créativité peut parfois faire défaut ! Le secteur automobile se montre particulièrement innovant : Renault avec www.laguna-coupe.com met à profit Silverlight de Microsoft pour promouvoir son nouveau modèle, Smart utilise de la 3D temps réel et Infiniti, la gamme luxe de Nissan offre une véritable démonstration en 3 D… Et cela touche tous types de secteurs. Canon permet une expérience originale avec différentes scènes à explorer dans un environnement en fausse 3D réalisé par photomontage (superpositions de photos qui donne une impression d’authenticité). Cela permet une bonne démonstration du plus produit et du savoir faire de l’enseigne. Canon renforce ainsi sa crédibilité et sa légitimité. Et cela ne se limite pas à ce que nous côtoyons aujourd’hui. Les RIA s’exportent aussi sur nos mobiles pour devenir des Rich Mobile Applications ou sur notre bureau Rich Desktop Applications (à la manière des widgets). Voilà de quoi nourrir encore de nouvelles possibilités d’interactions avec les internautes. L’internet 3.0 sera «rich» ou ne sera pas.

06 juin 2008

Pour vous mesdames

CibleSi vous aussi vous êtes hyper possessive, ce site est fait pour vous. Ce dont vous avez toujours rêvé, Internet l’a fait. Le site « sniff » permet en effet de géolocaliser une  personne grâce à son téléphone portable. Pendant que Monsieur vaquera à ses occupations (plus ou moins douteuses), vous pourrez à loisir le géolocaliser et ainsi pouvoir vous rassurer…ou pas ! Cela marche également  avec vos enfants. Le service devrait aussi accessoirement fonctionner sur une cible d’adolescents en étant couplé à Facebook pour s’assurer un maximum de succès. Voilà qui devrait répondre à l’une des questions les plus posées au monde : « t’es où là ? ». Toutefois, pour parer à une éventuelle levée de boucliers de la part des paranoïaques et des fervents défenseurs des libertés individuelles, toute utilisation demande au préalable l’accord de la personne « ciblée ». Vous ne regarderez plus jamais votre téléphone de la même façon.

Appréhendez la souris

Mousemissionimpossible Pour parodier une signature devenue célèbre (tiens c’est bientôt l’Euro) : « le net, on naît ensemble on vit ensemble ». Oui mais si je ne suis pas très à l’aise avec les « nouvelles » technologies, comment je fais moi ? La Direction du Développement des Médias décide donc de prendre la parole afin de guider les internautes dans leur utilisation d’internet. Mettre un néophyte seul face à son pc, c’est comme lui donner la parole sans lui donner les mots. Le site se veut donc la carte qui va leur permettre de mieux naviguer. Il est très ludique et se fixe comme objectif d’expliquer aux novices du web les règles les plus fondamentales. Conseils et quizz se suivent dans une interface colorée. Dommage toutefois qu’il n’y ait pas de vidéos « tutorielles ». Je vous vois déjà, sourire au coin, penser que ce site n’est pas pour vous, mais si je vous demandais ce qu’était du filoutage que me répondriez-vous ? Bref, un site qui remplit son rôle de sensibilisation auprès grand public. Si cela ne suffit pas, un autre site nettement moins glamour vous propose des informations plus complètes, véritable portail de la société de l’information. Un bémol tout de même concernant leur référencement, dommage pour des sites traitant d’internet. Voilà de quoi vous reprendre en main.

05 juin 2008

La geekitude ça vous gagne

On savait la culture geek devenue tendance, mais dorénavant ce sont même les groupes de musique qui se l’approprie. Weezer, qui s’était déjà fait connaitre en proposant aux internautes de contribuer eux même à l’écriture d’un morceau, met en scène dans son dernier clip toutes les plus grandes « stars » du web. Du fan de Britney Spears (Chris Crocker), de Numa Numa en passant par le chien de prairie japonais, les Daft Hands, Afro Ninja et sans oublier l’expérience Mentos, tous y sont présents (evolution of dance etc...). L’accès à la célébrité s’est fait sur le net mais c’est maintenant d’autres médias qui se les approprient et les célébrent. C’est toute la culture numérique qui, bien plus que s’immiscer, se propage et devient partie intégrante de la société tel un phénomène d’acculturation. Joli coup marketing ou simple clin d’œil, c’est non sans un certain plaisir qu’on les retrouve tous, réunis dans un même clip. Autrefois cantonnés à des communautés restreintes, ces anonymes désormais populaires sortent de leur carcan, font tomber les barrières et affichent leur branchitude. Futurs héros d’une mythologie moderne?

03 juin 2008

La lose attitude

Vdm A quoi bon positiver, quand tout va mal, tout va mal. Certes. Mais quoi de meilleur que de rationaliser sa vie en la comparant aux piètres anecdotes d’autrui. Qui plus est, la France a souvent été sujette à l’admiration d’une certaine typologie de personne : le looser. D’un Gérard Jugnot ou d’un Pierre Richard, de films comme Camping ou Bienvenue chez les ch'tis, on aime s’attendrir devant ces anti héros, caricatures d’un modèle de masculinité imparfaite. Ils ont les mêmes problèmes que nous, souvent en pire. On aime les épier durant les émissions de téléréalité. Maintenant, on aime aussi les lire sur le web. L’énorme succès du site viedemerde.com ne pouvait rester sans dauphin. Jobdemerde.com reprend le concept et l’adapte au milieu professionnel. Devenu partie intégrante de la réussite d’une vie, le travail est devenu un élément stigmatisant. Combinez ces deux items (loser + travail) et vous obtiendrez un site qui récoltera sans doute pas mal de contributions. Les exemples d’UGC ne cessent de surprendre, surtout lorsqu’il s’agit de se raconter. Encore de belles histoires devant nous. Prenons garde à ne pas y passer trop de temps.

30 mai 2008

Le magnétoscope n’est pas mort…

Wizzgo …ou plutôt il revit. Non ce n’est pas la peine de ressortir vos veilles cassettes VHS de vos cartons, tout se fera sur votre PC voire même votre mobile. A l’heure où tout le monde parle de VOD, de catch-up TV et autre TMP, les anciennes recettes sont peut être les meilleures. Sur le même principe que cet ancien objet qui trainait autrefois sous vos cathodiques, Wizzgo vous propose de programmer vos enregistrements des chaînes de la TNT à l’avance et vous les envoie ensuite gratuitement sur votre PC, le tout sans contrainte de DRM ou autres mécanismes de protection. Vous pourrez même visionner les contenus directement sur votre iphone. Le site est à l’heure 2.0 puisque l’aspect communautaire n’est pas omis (partage des choix, recommandations, avis…). Que demander de plus ? Le bénéfice est évident pour l’internaute qui profite en plus d’une interface claire. La seule contrainte serait le modèle économique qui n’apparaît pas encore clairement (revenus provenant uniquement de la pub ?). On est en droit de se demander comment le service fera-t-il face aux coûts d’hébergement qui ne cesseront de croître ? Souhaitons que le site ne soit pas victime de son succès.